LES CONNAISSANCES INDISPENSABLES

REMPLISSEZ VOTRE SAC!
Pour profiter pleinement du placement en bourse, vous devez garder en tête quelques principes de base : ce sont les 5 règles d'or à respecter.
Etablir une stratégie
Vous devez établir une stratégie claire et cohérente et ne plus en changer, sauf en cas d'erreur manifeste.
En premier lieu, il vous faut choisir le montant que vous voulez investir et ne jamais engager de fonds susceptibles de répondre à un besoin urgent.
Ensuite, il vous faut choisir un style de gestion qui corresponde à vos objectifs. S'il s'agit de vous constituer un capital en vue de la retraite, préférez une optique défensive, basée sur le très long terme, soit une dizaine d'années. Au contraire, si vous êtes amateur de sensations fortes, à la recherche de plus-values rapides - au risque de lourdes pertes - privilégiez une stratégie à plus court terme, soit une année ( voire quelques mois pour les spéculateurs ).
Par ailleurs, vous devez définir vos orientations fiscales dès le départ. Dans cette perspective, le Plan d'Epargne en Actions, le PEA offre une exonération d'impôt pour les revenus et les plus - values, à conditions de le conserver pendant au moins cinq ans.Cependant les différents prélèvements sociaux y seront tout de même prélevés et le PEA ne concerne que les actions françaises. Pour plus d'informations sur ce sujet, consultez www.consors.fr .
Sélectionner vos actions
Les critères de choix sont multiples : il vous faut évaluer la solidité financière de l'entreprise tout autant qu'apprécier les qualités de ceux qui la dirigent, connaître leurs produits, leur potentiel de développement et les marchés sur lesquels ils évoluent.
Ensuite, il faut vous armer de patience pour être sûr d'acquérir les actions aux meilleures conditions. Les achats s'effectuent de préférence de manière progressive et il est donc conseillé de toujours garder quelques liquidités afin de pouvoir profiter d'un repli des cours qui favoriserait de nouveaux achats. Pour passer vos ordres, plusieurs dispositifs sont à votre disposition
Diversifier votre protefeuille
La prudence indique de répartir les risques dans le choix de vos investissements.Votre portefeuille doit ainsi comprendre une part non négligeable d'actions étrangères à côtés d'entreprises françaises. En effet, quelle que soit la qualité des titres français sélectionnés, ils restent soumis à l'évolution de la conjoncture hexagonale. Cette diversification des risques doit également vous inciter à s'intéresser à plusieurs secteurs d'activité et à plusieurs profils d'action ( actons à rendement élevé, valeurs d'actifs). Enfin, n'oubliez pas d'introduire dans votre portefeuille une dose d'obligations, y compris convertibles et de produits dérivés plus spéculatifs, de type bons de souscription ou warrants.
Osez vendre
S'il est difficile de s'assurer que l'on acheté au meilleur prix, il est tout aussi délicat de de se séparer d'une action à laquelle on s'est attaché. Il ne faut pourtant pas hésiter à prendre ses bénéfices. La cession partielle des titres est un moyen de lever ces blocages psychologiques. Après la multiplication des cours, la vente de la moitié des actions détenues permet, par exemple, de récupérer sa mise. On peut donc continuer à parier sur la hausse sans risque. Des circonstances moins joyeuses peuvent amener à vendre. L'obstination étant mauvaise conseillère, vous ne devez pas hésiter à vous séparer d'une valeur qui ne tient pas ses promesses sur la durée.Mieux vaut vendre à perte que de tout perdre et pouvoir ainsi investir dans des valeurs plus prometteuses.
En revanche, vous pouvez vous renforcer sur des actions en perte de vitesse si la baisse vous semble injustifiée ( compte tenu de ce sque nous avons dit plus haut concernant la structure financière de l'entreprise et la qualité de ses dirigenants.) La technique de "la moyenne en baisse", en renforçant une ligne de protefeuille dont la valeur s'est repliée par rapport au coût d'acaht, entraîne mécaniquement une diminution du prix de revient. Une méthode à utiliser avec précautions ...
Résistez à la panique et aux
phénomènes de mode
La pratique boursière nécessite des nerfs solides et un peu d'optimisme. En effet, la tentation de céder au mouvement collectif est forte : quel actionnaire ne s'est pas senti ébranlé par un effondrement brutal du CAC 40 ou par un "trou d'air" d'au moins 10% du cours de son action favorite?
Cependant, les investisseurs avertis connaissent les règles de l'économie financière et savent éviter le piège des comportements mimétiques qui provoquent souvent des "bulles spéculatives" dangereuses.Par ailleurs, ils savent que les "trous d'air" subis par la Bourse de Paris constituent les meilleures opportunités d'achat. C'est à ces moments-là que se réalisent les bonnes affaires ( voire les fortunes), quand les valeurs sont injustement "massacrées"; que tout le monde les vend par mimétisme mais qu'aucune raison objective ne justifie ce mouvement. C'est aussi l'occasion de faire le point sur votre stratégie de départ : regarder si vous avez bien équilibré votre protefeuille entre valeurs sures et valeurs spéculatives, opérer des nettoyages rendus nécessiares par la modification de la conjoncture.
Certes, un placement boursier n'est pas immuable, il faut aussi de garder d'une trop grande mobilité. La vente d'une ligne en période de baisse ( hormis en cas de crise profonde ) est à proscrire. De la même manière, la recherche de plus-values faciles et rapides, en se déplaçant de valeur en valeur, est, dans la plupart des cas, synonyme de dispersion et de manque d'efficacité, d'autant que cette pratique multiplie les frais de courtage.
Rien de plus facile que de passer un ordre de Bourse chez son courtier. Encore faut - il connaître la panoplie des ordres dont vous disposez et savoir choisir celui qui sera le plus adapté à votre situation. Avant de passer un ordre, vous devez avoir 3 indications
| - le sens de votre opération (achat ou vente) |
| - le nombre de titres que vous visez |
| - le nom exact de ces titres (si possibles avec le Code SICOVAM) |
Ensuite vous devez indiquer la limite de validité de l'ordre que vous allez passer. Par exemple, un ordre "jour" ne sera exécutable que le jour où vous le passez et , s'il n'a pas été exécuté, il sera retiré du système de négociation une fois la scéance terminée. De même, un ordre " à date déterminée" restera présent sur le marché jusqu'au jour que vous avez indiqué ( à condition que ce jour ne dépasse pas le dernier jour du mois civil pour les titres négociés au Comptant, ou le jour de la liquidation pour les titres négociés au Règlement Mensuel ) Enfin, un ordre "à révocation" restera valable jusqu'au dernier jour du mois lorsqu'il porte sur un titre négocié au Comptant et jusqu'au jour de la liquidation si le titre est négocié au RM.
Ces précisions étants faites, vous disposez de 6 types d'ordres.Chacun répond à une exigence particulière : rapidité d'exécution, prix d'achat le plus bas possible ou prix de vente le plus élevé possible, existence d'une contrepartie suffisante...Il ne faut donc pas hésiter à varier les types d'ordres en fonction des compartiments et de la tendance des marchés.
L'ordre " à cours
limité"
L'investisseur qui passe un ordre à cours limité se fixe un prix maximal auquel il est prêt à acheter ses titres, ou un prix minimal auquel il est prêt à les vendre.Certes, il est assuré de ne pas acheter ou vendre mais il y a un inconvénient : s'il est trop exigent et que la limite de cours fixé n'est pas atteinte pendant la période de validité de l'ordre, celui-ci ne sera pas exécuté. Il lui faudra alors passer un nouvel ordre ou changer la limite (l'ordre est dit "fractionné" : il faut parfois plusieurs ordres pour acquérir/céder le nombre de titre désiré ) pour avoir plus de chances de voir son ordre exécuté.
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| maîtrise du prix d'intervention | l'ordre peut être fractionné | c'est l'ordre le plus simple et le moins risqué |
L'ordre "au prix du
marché"
Il s'agit d'un ordre sans limité, et c'est le marché lui-même, et non l'investisseur, qui va fixer le prix. La préoccuation principale de l'investisseur ( le donneur d'ordre) est que son ordre soit exécuté en totalité, c'est-à-dire pouvoir acheter ou vendre la quantité de titre désirée; le critère de prix étant relégué au second rang.
S'il est passé avant l'ouverture de la scéance, l'ordre "au prix du marché" est transformé en ordre "illimité"au cours d'ouverture.Il est donc exécuté en fonction des soldes disponibles : il est prioritaire après les ordres "à tout prix", et les ordres limités à des cours supérieurs pour les ordres d'acaht et inférieurs pour les ordres de vente.
Si l'ordre " au prix du marché" est passé en scéance, il devient un ordre "à cours limité" au prix de la meilleure offre en attente (s'il s'agit d'un ordre d'achat) ou de la meilleure demande en attente ( s'il s'agit d'un ordre de vente ).
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| assurance d'avoir des titres | l'ordre peut être fractionné | pas de maîtrise des prix d'intervention |
L'ordre " à tout
prix"
Il est prioritaire qur tous les autres types d'ordre et il est exécuté en totalité en cours d'ouverture. Si les quantités disponibles sont insuffisantes pour qu'il soit totalement exécuté, le système procède à une réservation.Vous êtes donc sûrs de vendre ou d'acheter les titres demandés et vous évitez l'exécution fractionnée. Mais, revers de la médaille, vous ne maîtrisez pas le prix.
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| assurance d'avoir la quantité de titre désirée | l'ordre est entièrement exécuté | pas de maîtrise des prix d'intervention |
L'ordre "tout ou
rien"
Lorsque l'exécution d'un ordre est fractionnée, vous payez plusieurs frais de courtage sur ce même ordre. C'est souvent le cas lorsqu'il s'agit de valeurs de faible notoriété et côtées sur des marchés pas toujours très liquides comme le Nouveau Marché ou le Marché Libre.
Pour éviter ceci, mieux vaut passer un ordre "tout ou rien", qui est un ordre à cours limité dont l'exécution est conditionnée par l'existence d'une contrepartie suffisante (offre ou demande) à des prix inférieurs ou égaux à la limité fixée pour l'achat, ou à des prix supérieurs ou égaux à la limité fixée pour la vente. Si la contrepartie n'est pas suffisante, l'ordre est mis en réserve dans l'attente d'une exécution ultérieure. Toutefois ce type d'ordre n'est pas admis pour les valeurs du CAC 40.
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| maîtrise du prix et exécution totale de l'ordre | l'ordre n'est pas prioritaire | vous êtes totalement servi ou pas du tout |
L'ordre "à seuil de
déclenchement"
Ce type d'ordre est utilisé afin de se protéger contre d'éventuels retournements de tendance des marchés et préserver, par exemple, un montant de plus-values assuré sur un titre.
Dans le cas d'un achat, l'ordre sera exécuté dès le moment où le cours aura atteint ou dépassé un pix ou un seuil que vous vous serez fixé à l'avance ( car vous pensez que la hausse du titre va s'accélérer et que le potentiel reste important ). Dans le cas d'une vente, l'exécution interviendra si le cours atteint ou tombe sous la limite fixée ( vous pensez que la baisse va se poursuivre de manière violente).
Ce type d'ordre vous assure une exécution complète de votre achat/vente, mais ne vous permet pas d'en maîtriser le prix car la hausse ou la baisse du titre peut intervenir brutalement et faire rapidement décaler le cours dans de larges proportions.
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| fixation du seuil à partir duquel vous êtes acheteur ou vendeur | l'ordre sera entièrement exécuté | pas de maîtrise des prix d'intervention |
L'ordre "à
plage de déclenchement"
Fondé sur le même principe que l'ordre "à seuil de délenchement", il vous offre en plus la possibilité de "soigner" votre ordre en fixant une limite de cours à partir de laquelle vous n'êtes plus acheteur ou vendeur d'un titre. Cela vous évite de brader vos titres ou d'e acquérir à un prix trop élevé.Vous maîtrisez ainsi le prix d'exécution, au risque, toutefois, d'une exécution parteille si la quantité de tites disponibles dans la plage est inférieure à celle stipulée.
| Avantages | Exécution d'ordre | Remarques |
| fixation d'une fourchette dans laquelle vous êtes acheteur ou vendeur | l'ordre n'est pas prioritaire et peut être fractionné | vous maîtrisez le prix d'intervention (la fourchette) |
Vous devez vous poser 2 questions avant d'approvisionner votre nouveau compte : votre argent est-il en sécurité?Les informations qui vont transiter entre vous et votre intermédiaire sont-elles bien protégées?
A quel ordre établir son chèque?
Le courtier en ligne doit avoir reçu l'agrément du Conseil des Marchés Financiers et du Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement. Sorte de label , il est possible d'en vérifier l'existence en appelant le CMF. Toutefois rassurez-vous, la plupart des offres actuellement disponibles proviennent de filiales de banques ou de sociétés de Bourse. Parmi les nouveaux venus, certains ont opté pour un statut de simples tansmetteurs d'ordres en domiciliant leurs comptes dans une banque, d'autres ont demandé à être aussi teneurs de compte, ce qui les autorise à recevoir des fonds en dépôt.Le chèque doit bein évidemment être établi à l'ordre de l'établissement dépositaire du comte. Les établissements qui ont opté pour un statut de transmetteurs d'ordres ne sont pas dépositaires des fonds de leurs clients.
Les transmissions entre le courtier et son client
sont-elles bien protégée?
Les systèmes de cryptage, l'identification et les filtres chargés d'écarter les intrus vous assurent aujourd'hui un bon niveau de sécurité. Sur l'ensemble des services, les ordres sont cryptés, et , avant d'entrer son numéro de compte, le client doit entrer un code secret et un mot de passe.Pour une totale tranquilité d'esprit, on peut s'efforcer d'éviter de réaliser le transfert des fonds destinés à approvisionner le compte titre par le Web ou par le Minitel.Avec les références que l'on vous demande de transmettre, cela reviendrait à faire passer par le même canal les clés du compte et l'argent qui y est crédité.

La sécurité des transactions sur Internet fait couler beaucoup d'encre. Elle a suscité bien des fantasmes, de la peur du Big Brother à celle des pirates..
Derrière des élucubrations parfois abracadabrantes, se trouve une vérité beaucoup plus triviale. La sécurité à 100% n'existe nulle part et il est inutile de la rechercher sur le Web. Dans le cadre d'investissements en Bourse sur le Web, le danger serait de voir des pirates tenter de faire des virements à leur profit. Le cryptage, la mise au point de liaisons spécialisées sont là pour y parer.Le cryptage des données est de plus en plus complexe, il est long à percer et c'est son but : demander des efforts très importants pour décourager les amateurs et rendre l'opération non rentable pour les professionnels.
Mais, la principale sécurité sur Internet, c'est le nombre. Le flux des données commerciales augmente sans cesse et il est devenu incontrôlable. D'autant plus que c'est en fait la banque qui prend le risque final. Une jurisprudence assez longue stipule en effet que celle-ci doit impérativement vérifier la véracité d'un ordre avant de l'exécuter.C'est au fond la meilleure protection.
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